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La rédaction de C-Retro-actuel.net avait écrit il y a plus d’un mois à SEM l’Ambassadeur de la République du Congo près la République Française pour avoir les éclaircissements sur les informations, fondées ou pas, qui se propagent en différents lieux, sur le fonctionnement de cette mission. Il appert des informations en notre possession que le torchon brûle dans « Maison Congo » en France. Entendez l’Ambassade de la RDC à Paris. Elle est en froid avec ses ressortissants.
Nos compatriotes veulent avoir le cœur net sur ce qui se dit et se fait au 32, Cour Albert 1er, à 75008 Paris. Mais malheureusement l’entretien sollicité auprès du plénipotentiaire est resté lettre morte. Nous sommes en droit de présenter à nos lecteurs les informations en notre possession sur ces affaires qui troublent le sommeil des Congolais en France et dans les pays voisins. Lors de son installation au Département des Affaires Etrangères, le Ministre Tambwe Mwamba a promis la transparence. L’occasion a été offerte au Chef de Mission de lever un coin de voile sur les informations parfois pernicieuses qui circulent sur le net et rapportées dans les « matanga » et autres nganda ». Mais le silence de l’Ambassade nous interpelle et risque de porter crédit à ces propos et confirmer ces allégations. « Qui ne dit mot consent », dit-on.
Les Congolais de France sont souvent mal lotis et se plaignent de mauvais traitement leur infliger par le personnel de la Mission lors de leur passage à l’Ambassade, nous font-ils comprendre. Des tracasseries administratives sont monnaie courante. A cela il faut ajouter le coût trop élevé des documents (30 voire 50 euro pour des documents divers – les plus chers de toutes les ambassades installées dans l’hexagone). Que faire ? Comme disent les Congolais, « soki ezali nzela ya lobiko, il faut topesa kaka » (si c’est la voie du salut, il faut débourser). Ils n’ont pas d’autres choix. Et les missions diplomatiques congolaises trouvent en cette impuissance une aubaine pour renflouer leur trésorerie en mal des frais de fonctionnement. Faire fonctionner la mission sur les dos des pauvres Congolais déjà en précarité financière est inadmissible.
Autre point qui dénote d’une certaine insouciance, c’est l’encaissement des frais d’établissement des nouveaux passeports « biométriques » (255 € au lieu de 185 €) alors que la Mission est consciente que la Centrale (entendez Ministère des Affaires Etrangères) n’a pas envoyé ces sésames suffisants pour les résidents en France et partout dans le monde. A Paris, on parle de plus ou moins 1500 demandes de passeports en souffrance (chiffre arrêté au 30 octobre 2009).
Pour votre gouverne, l’Ambassade encaisse 255 € pour le passeport biométrique alors que le coût réel est de 185 €. C’est le montant demandé à l’Ambassade de la RDC à Bruxelles. Pourquoi cette différence de coût pour deux missions séparées seulement de 300 km. A ce jour aucun passeport n'est délivré, selon les dires des certains. Et aucun rond perçu n’est versé à la Centrale conformément aux dispositions régissant les missions diplomatiques.
Si à Paris les passeports font défaut cependant à Bruxelles, l’Ambassadeur Mova Sakanyi affirme le contraire. Dans une interview que ce dernier vient d’accorder à K-ConceptTV, il déclare qu’"Il n'y a pas de problème de passeports (à Bruxelles), au contraire, c'est moi qui attends que les gens viennent chercher leurs passeports à l'ambassade".
Pour votre information, le manque de passeport biométrique a déjà fait une victime en la personne du jeune BRANLY NSINGI (22 ans), décédé le 28 janvier dernier. Parti pour passer les vacances à Abidjan, malade, son entrée en France lui a été refusée à la frontière par manque de passeport biométrique, alors que son ancien passeport était encore valable jusqu’en 2011. Rentré à Abidjan, il a succombé à sa maladie. La famille du défunt s’est constituée partie civile et une plainte sera déposée contre l’Etat congolais (lu pour vous dans : www.congolive.tv et le lien est :
http://congovideos.com/component/option,com_seyret/Itemid,94/task,videodirectlink/id,7680/ ) Beaucoup des Congolais sont aux abois devant les administrations municipales pour la non possession du nouveau passeport « biométrique ». Les anciens ne sont plus prorogeables depuis le 31 décembre 2009. Ils sont également privés de voyage dans des pays hors Union Européenne. Ce qui est encore plus grave leurs enfants sont privés des voyages d’épanouissement scolaire à l’étranger. Quel gâchis pour la scolarité de ces enfants victimes de l’inconscience des adultes. Qui veut aller loin ménage sa monture, dit un dicton. Qui veut le développement de son pays ménage sa jeunesse.
Du fonctionnement de la Mission, c’est l’imbroglio total, aux dires des locataires de 32 Cour Albert 1er. Le traitement et autres avantages sont à la tête du client. Les diplomates qui ne sont pas de la senteur politique du chef de Mission sont à leur tour renvoyés à leurs études. Congédiés sans motifs valables et sans indemnités de sortie conformément aux disposions du Ministère des Affaires Etrangères. Restés également plus de neuf mois sans solde, leurs indemnités de sortie (trois mois de salaire) ont servi à honorer les salaires des nouveaux venus de Kinshasa.
Les engagés locaux ne sont pas du reste. Cinq d’entre eux, avec des dizaines voire des trentaines d’années d’expériences, sont simplement remerciés aux motifs parfois sentimentaux, politiques ou simplement pour leur appartenance à une telle ou telle autre région. Ces licenciements abusifs sont en violation de la législation sociale locale en matière de travail. Détenteurs des titres de séjours liés à la Mission, leurs séjours ne sont plus renouvelés suite à ces mesures « arbitraires ». Des familles entières sont clochardisées durant cette rude période hivernale. Sans ressource nécessaire, sans chauffage et sans électricité. Restés déjà plus de neuf mois sans salaire, comprenez leur déconfiture. Leurs enfants risquent d’être renvoyés des écoles pour non paiement des frais scolaires. De ces remerciés, on citera entre autre des agents expérimentés comme M. Bokwala (Manix), Mmes Baoko et Moto au motif pour certain d’entre eux d’être les antennes des déstabilisateurs du système politique du pays.
Deux chauffeurs ont tenté des procès pour licenciement abusif. Des actions en justice ont été instruites par leurs conseils contre l’Ambassade et se sont terminées en leur faveur. Aculée, l’Ambassade leur a demandé de réintégrer leur poste de travail pour une solution à l’amiable. Une fin de non recevoir a été signifié à la Mission. A l’heure actuelle, trois autres procès sont en cours et la série continue, laisse-t-on entendre. Conséquence de cette perte de procès (aucun procès n’a été gagné à ce jour par les missions diplomatiques congolaises), le limogeage du conseiller juridique pour « incapacité notoire ».
D’autres sources nous renseignent que quatorze nouveaux diplomates devraient être commis à la Mission. Plusieurs d’entre eux ne sont pas des fonctionnaires de l’Etat et d’autres ne font même pas partie du département. Soit, ce sont des parents du Ministre, ou de l’obédience politique du chef de mission ou encore de son entourage amical ou parental. Sur les 14 diplomates attendus, 5 seulement sont arrivés à Paris. Certains d’entre eux se sont même vus refusés leur accréditation par le Quai d’Orsay (le Ministère français des Affaires Etrangères).
Selon toujours nos sources, les diplomates et autres engagés locaux qui ne sont pas de la famille politique du chef de mission sont soumis à des traitements discriminatoires. Ils sont à longueur des journées exposés à la fronde du Chef de Mission et des menaces et autres brimades. La dernière en date, ce tabassage d’un agent par le Chef de Mission pour avoir refusé l’accès à son fils à une réception organisée par l’Ambassade. Vrai ou faux. Les informations de plusieurs sources en notre possession sont concordantes. Beaucoup plus grave encore, lors des différentes réunions, le chef de mission exhibe son arme comme « son seul ami fidèle ».
Si l’Ambassade conteste toutes ces allégations, la tribune de notre magazine est à son entière disposition pour porter des démentis sur tout ce qui précède.
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